mardi 21 avril 2015

Sittelle est ton désir... un nid je te construirai.

Encore un petit peu! Pas longtemps! Juste un petit bout! Juste cinq petites minutes! 

Ce ne sont pas les demandes d'un enfant qui veut continuer de jouer, mais bien ce que je réponds à mon dos alors qu'il me somme, après un crescendo d'avertissements, de cesser mes activités aux jardins.  C'est assez pour aujourd'hui, tu reprendras demain, me dit-il.  Il est très difficile d'arrêter quelque chose qui me plaît autant.  

Parfois, c'est la Nature qui me rappelle à l'ordre.  Ce fut le cas samedi, quand une pluie très froide s'est soudainement mise à tomber interrompant abruptement mes activités de jardinage.  

Dame Nature est également intervenue dimanche.  J'avais bien entendu un "toc toc toc toc toc" sans toutefois y prêter vraiment attention".  Le deuxième "toc toc toc toc toc" suivi de petits cris m'a fait lever la tête.  Le martèlement était moins puissant que celui d'un Pic. Qu'était-ce donc? 

J'ai attrapé mon appareil photo (il est toujours à proximité) et je suis partie à la recherche de cet intriguant marteleur.

Une Sittelle à poitrine blanche est rapidement passée d'un arbre à un autre en volant juste au-dessus de moi.  

Bonjour Sittelle!  Ça me fait toujours sourire de les voir se déplacer la tête en bas.



Toc toc toc toc toc, entendis-je de nouveau
Juste à droite, une autre Sittelle martelait un bouleau jaune. 

J'ignorais que les Sittelles cognaient ainsi l'écorce des arbres.
Elles étaient sûrement en quête d'insectes
à se mettre sous la dent le bec.



En voyant le trou dans le grand Hêtre 
je me suis rappelée que ce dernier 
avait déjà accueilli en son coeur
une famille de Sittelles.

L'histoire est ici

Photo d'archives

L'ouverture semblait avoir été 
bien agrandie depuis.


Une Sittelle s'est pointée, elle est entrée.
Étais-ce donc déjà le temps de la couvaison?


Quelques secondes plus tard, 
après s'être assurée que la voie était libre,
la voilà repartie de nouveau 
vers un autre arbre tout près.


Les deux Sittelles allaient et venaient
rapidement à tour de rôle.




En observant d'un peu plus près...


j'ai vu qu'elles n'entraient pas bredouilles.

Elles transportaient de petites pièces de lichen;
étrangement, tantôt elles les entraient, 
tantôt, elles les sortaient.






Peut-être que Madame et Monsieur 
ne s'entendaient pas sur la déco de la maisonnette.


Pendant que je les observais, les aiguilles de l'horloge ont tourné
et il était maintenant pour moi l'heure de rentrer.


C'est ainsi qu'un couple de Sittelles 
affairées à préparer leur chaumière
m'ont, ce jour, tirée du jardin
pour mon plus grand bonheur.



dimanche 19 avril 2015

Le bonheur c'est...

Le bonheur c'est de retrouver mon ermitage, 
mes jardins, mes carnets, mon blog 
desquels trop longtemps je m'étais éloignée.


Est-ce le printemps qui m'y ramène?
Peut-être,... sûrement.


 Le lac est encore gelé,
mais le temps clément et le
soleil de plus en plus chaud
fera bientôt fondre la glace.


Les petits semis attendent patiemment
bien au chaud dans la maison.




Les jardins ne semblent pas 
m'avoir tenu rigueur
pour mon absence prolongée.
Au contraire, c'est avec générosité,
avec beaucoup de générosité
qu'ils m'ont accueillie, 
toutes branches déployées.


Ce soir, mon corps courbaturé a 100 ans,
mais mon esprit réjoui, mon âme comblée en a 20.


lundi 28 juillet 2014

Dans le Jardin des Fées

Y'a pas que des Fées 


Le 5 juillet dernier, 514 nains de jardin ont fracassé, à Terrebonne au Québec, le record mondial du plus grand rassemblement de nains de jardin ...


C'est la Sodam (Société de développement et d'animation de Mascouche) qui a eu l'initiative de l'événement et les gens ont répondu en grand nombre a cette idée folle.  La symbolique du nain de jardin et le côté rassembleur de l'activité voulait favoriser l'économie locale en mettant le projecteur sur les marchés et les producteurs qui travaillent chaque jour afin que nous ayons de bons aliments à mettre dans nos assiettes trois fois par jour. 

Bien sûr, les Fées y étaient!

  


Deux gnomettes ont décidé de revenir avec nous et de s'installer, pour notre plus grand bonheur, dans le jardin des Fées.

Je vous les présente, voici:  
Gnomine et Gnomène.


Elles veillent sur les jardins



Chaque semaine, elles vont au marché
pour compléter les récoltes.

 

Elles préparent de succulentes salades de fleurs...


et de délicieuse soupe aux herbes sauvages.


Les gnomettes ajoutent de la vie 
et un brin de folie dans nos jardins.









dimanche 27 juillet 2014

Une gamme d'émotions

Je n'écris presque plus.  Mon blog me manque.  Je ne lis presque plus. Vos blogues me manquent.  Je suis désolée. Entre le travail à temps plein, les jardins que je sème à tout vent, les photos, les aventures, la lecture et l'écriture se sont retrouvées au dernier rang. Pourtant, les mots sont toujours là insistant pour s'aligner afin de raconter l'histoire. Faut vraiment que je réajuste mes priorités.


J'ai reçu en cadeau deux billets pour un Concert-Brunch au Centre musical CAMMAC.   J'ai invité la Fée du Lac et ensemble nous avons pris la direction de Harrington ce matin. 

CAMMAC a été fondé en 1953 par George et Carl Little ainsi que leurs épouse Madeleine et Frances.  L'idée était d'offrir à ceux qui aimaient la musique, un endroit en pleine nature où ils pourraient apprendre, pratiquer, exercer leur art sous la direction de musiciens professionnels.  Cet ambitieux projet correspondait à un besoin réel puisque depuis, le centre musical n'a jamais cessé de grandir.  

C'est sur ce enchanteur que nous sommes allées aujourd'hui.  Étant arrivées un peu à l'avance, nous en avons profité pour nous y promener.

Nous avons été accueillies par de belles marmottes bien grasses se régalant de trèfles verts et de framboises chaudes d'été.


Du balcon, la vue sur le lac McDonald était à couper le souffle.


Tout invitait à une pause.  Ce que nous avons fait.


Le spectacle avait lieu dans une salle à l'acoustique exceptionnelle. Même si je ne connais rien à la musique, j'ai vraiment apprécié le concert. Le Quatuor Bozzini, quatre musiciens/musiciennes vraiment talentueux nous ont fait voyager avec leur violon, alto et violoncelle à travers des musiques nouvelles, contemporaines, expérimentales et classiques. J'ignorais qu'autant de sons et d'harmonies pouvaient naître d'un seul instrument. 

Pour en apprendre un peu plus sur ce quatuor, vous pouvez également vous rendre sur youtube.  C'est par ici.

Après le concert, nous étions invitées à nous rendre à la salle à manger pour un somptueux buffet, de la nourriture aussi abondante que savoureuse.

Nous avons fait la connaissance de Ralph et Pauline, un couple tout à fait charmant assis juste en face de nous.  Ensemble, nous avons partagé repas, discussions et fous-rires!  Vous jouez d'un instrument? nous a demandé Pauline.  Pas vraiment.  Vous devriez, il n'est jamais trop tard pour commencer, ajouta-t-elle.  

Pauline jouait de plusieurs instruments, elle enseignait aussi.  Et votre mari? Il joue aussi d'un instrument? lui ai-je demandé. Je posais la question à la dame car monsieur était parti chercher un café. C'est là que j'ai appris que non seulement Ralph Aldrich était un altiste fort réputé, mais qu'il avait également enseigné à beaucoup de musiciens professionnels dont justement les 4 musiciens du Quatuor Bozzini. La surprise!

Ralph Aldrich avait débuté sa formation en Nouvelle-Zélande, puis avait étudié à Londres, à Viennes, en Suisse, aux États-Unis.  Elle nous a également appris qu'il a fait parti d'orchestres de grande réputation dans différents pays, qu'il a enseigné dans diverses universités et durant trente ans à CAMMAC. 

Quand il est revenu avec le café, notre regard avait changé.  Nous étions impressionnées tant par son imposant bagage que par sa simplicité et son humour.  Nous avons terminé le repas aussi joyeusement que nous l'avions commencé et nous avons pris congé en nous disant mutuellement à quel point nous avions passé un bon moment.  Avec une galanterie comme il ne s'en fait presque plus, il s'est ensuite levé pour nous ouvrir la porte.  Nous sommes retournée marcher sur le site encore un peu sonnées par cette magnifique et surprenante rencontre. 



Nous avons visité quelques-unes des petites maisons sur le site, chacune d'elle avait son propre piano.  Je ne sais jouer, mais j'adore le son du piano. Si un jour je décidais d'apprendre un instrument, ce serait sans doute celui-ci. 





Certaines des petites maisons avaient même 
leur propre pianiste improvisée.




C'était vraiment une magnifique journée!


Je suis revenue le cœur débordant et l'âme heureuse.







dimanche 22 juin 2014

Une surprise de taille...

miniature.


- Oh!  Un petit poussin! 
me dit la Fée du Lac tout excitée 
en pointant le sentier en gravier.



Même en plissant des yeux, 
je ne voyais pas ce qu'elle voulait me montrer.

Soudainement, quelque chose, à peine plus gros qu'un caillou, 
s'est mis à bouger là-bas.


Cet oiseau miniature filait à vive allure 
en poussant de petits cris. 

Les poussins des Pluviers Kildir peuvent se déplacer 
pratiquement comme un adulte dès la naissance.  

Celui-ci était vraiment né tout récemment.    

Un peu plus loin, couchée dans l'herbe, sa maman,
une copie conforme en plus grand
l'appelait à grands cris...


 mais le petit poussin continuait sa course 
dans la direction opposée.


Elle a finalement décidé d'aller le rejoindre.


J'ai comme l'impression qu'elle l'a sermonné.


Après avoir tant couru, 
le petit poussin était épuisé.


Il dormait debout,
il avait peine à tenir sur ses longues pattes.


Sa maman croyant pouvoir faire une petite pause, 
a doucement levé une patte, mais...


c'était sans compter que ça se décharge vite
ces petites piles là, mais ça se recharge tout aussi vite.

Aussitôt réveillé, le petit poussin a filé vite vite
dans l'autre direction.